(Dutch translation soon available. We're still looking for volunteers for an English translation)
 

Cette charte est en consultation jusqu’au premier décembre 2017 (et ne sera donc pas finalisée ou complètement en vigueur avant). Si vous avez des commentaires, suggestions ou autres réactions, n’hésitez pas à les partager: contact@frissefolk.be. Vous pouvez aussi commenter sur le groupe facebook de Frisse Folk.  En bas de cette page, nous expliquons la raison d'être de cette charte. Nous tenons à remercier chaleureusement Gregory Dyke. Ce texte est une adaptation folk de la charte qu’il a rédigé pour ses soirées Lindy Hop.

 

En bref

  • Nous sommes tous les bienvenus aux bals et practicas de Frisse Folk.
  • Nous sommes respectueux des autres, de leur ressenti, et évitons de les mettre mal à l’aise.
  • Nous sommes libres d’inviter n’importe qui à danser, mais rendons nos invitations faciles à refuser.
  • Nous sommes toujours libres d’accepter et de refuser de danser.
  • Lors des soirées, nous ne proposons ni conseils, ni explications de danse sauf si ceux-ci sont sollicités.
  • Nous guidons en douceur et renonçons aux mouvements lorsque ceux-ci posent un risque.
  • Nous faisons attention aux autres personnes dans la salle
  • Nous réagissons de façon respectueuse en cas de collision

Pour toute question ou problème contacter Koen Dhondt (contact@frissefolk.be, 00 32 474 78 58 03) ou un autre membre de Frisse Folk, ou demander aux bénévoles pour être dirigé vers l’organisateur.
 

En plus long et nuancé

En participant aux soirées Frisse Folk nous nous engageons à faire tout notre possible afin de créer un espace qui est

  • Ouvert à tous, quel que soit leur âge, sexe, genre, orientation sexuelle, situation de handicap, ethnie, nationalité, affiliation politique, niveau de danse, religion, croyance, apparence physique, rôle(s) de danse préféré(s), etc.
  • Respectueux des limites et besoins de chaque participant.

Nous acceptons avec bonne grâce lorsque quelqu’un exprime une gêne face à notre comportement. Lorsque notre comportement pourrait être bien ou mal venu, selon notre interlocuteur, nous n’hésitons pas à poser la question. De même, nous nous sentons libres d’exprimer nos limites et besoins, et pouvons nous attendre à ce que notre volonté qu’un comportement cesse soit respectée.
Nous privilégions la communication non violente, c’est à dire que nous exprimons notre besoin (Je préfère danser avec plus de distance) plutôt de juger le comportement de l’autre (Tu danses trop proche).

Si nous préférons, ou si un comportement gênant persiste, nous pouvons aussi le signaler aux organisateurs (Koen Dhondt, contact@frissefolk.be, 00 32 474 78 58 03, ou demander aux bénévoles / sonorisateur / DJ de vous orienter vers l'un des organisateurs) qui s’engagent à prendre toutes les plaintes au sérieux, en les recevant avec respect et discrétion, et en leur donnant une suite appropriée. En cas de faute grave ou récidive, les organisateurs se réservent le droit d’exclusion temporaire ou permanente.

Ces règles générales s’appliquent entre autres (mais pas uniquement) dans les cas de figure suivants :

 

Invitation à la danse

De manière générale nous nous encourageons mutuellement à oser danser. Nous nous efforçons aussi à danser avec tout le monde et donc inviter à danser et accepter les invitations de tous. Cela étant dit, parfois nous n’avons pas envie de danser et nous nous sentons alors libres de refuser, en respectant la fragilité de la personne qui a invité, mais sans nous sentir dans l’obligation de nous justifier. Lorsque l’on nous refuse une danse, quelle qu’en soit la raison donnée ou imaginée, nous l’acceptons avec courtoisie : ce n’est pas dramatique et ça arrive à tout le monde de temps à autre.

Entrer dans les danses collectives
Quand nous voulons entrer dans une ronde (ou une autre danse collective à position fixe) qui est déjà en place, nous vérifions de façon non verbale auprès du groupe si nous sommes les bienvenus. Une entrée non sollicitée peut séparer deux danseurs qui ont choisi de danser côte à côte, altérer le nombre de meneurs et menées, causer des problèmes de gestion d’espace, ou perturber la dynamique si la danse a déjà commencé.

Donner des conseils lors des soirées

Nous souhaitons que chacun ait l’occasion de progresser à son rythme et selon ses envies. Nous soutenons ceux qui veulent progresser mais acceptons aussi qu’il y a des moments et des périodes où l’on ne souhaite que danser. Il est cependant difficile de refuser l’aide offerte librement, surtout par des danseurs plus expérimentés. Par ailleurs une offre de conseils, aussi bienveillante qu’elle soit, renforce de manière négative la distinction entre « bons » et « mauvais » danseurs. Pour ces raisons nous ne proposons et ne donnons ni conseils, ni explications, ni cours lors des soirées, sauf lorsque ceux-ci sont explicitement sollicités.

Faire tourner notre partenaire, et autres mouvements à risque

Nous nous engageons à adapter nos mouvements, leur nature et leur amplitude au lieu et à la densité des personnes qui s’y trouvent. Par exemple, nous ne nous autorisons pas les tours (pastourelles) sans avoir vérifié au préalable qu’elles peuvent être réalisées sans risque pour notre partenaire, pour les autres danseurs sur la piste ou pour toute autre personne aux abords.

Gestion de l’espace et collisions
Nous adaptons nos mouvements et déplacements à la place disponible. Quand nous ne dansons pas, nous nous déplaçons vers le bord de la piste pour laisser un maximum de place aux danseurs. Pour certaines danses (rondes, bourrées, ...), il se peut que l’espace de danse ne soit pas assez grand pour accueillir tous les danseurs. Dans ce cas-là, les derniers arrivés ne dansent pas.

Nous évitons au maximum les collisions. En cas de contact non voulu, aussi doux qu’il soit, nous cherchons un contact visuel avec l’autre danseur/couple pour vérifier si tout va bien et pour montrer avec notre mimique que nous regrettons cette collision, indépendamment du fait si nous nous sentons « responsables » ou non. En cas de blessure, de douleur ou d’émotion forte (peur, chute à peine évitée...), nous nous excusons explicitement pendant ou après la danse.

Bruits et conversations
Nous évitons les conversations bruyantes dans la salle de bal, qui –selon l’acoustique et selon le morceau joué- peuvent gêner les musiciens et les danseurs. Nous évitons d'ailleurs d’entamer des conversations pendant que nous dansons, pour privilégier l’écoute musicale et la connexion non verbale.

Guider et suivre

Certains mouvements (par exemple les tours) ou positions (notamment la position fermée « corps à corps » ainsi que la position où le meneur met sa partenaire en dehors de son axe) peuvent être inconfortables, mettre mal à l’aise, conduire à des blessures ou à des collisions. Nous portons par conséquent une attention sur la façon que nous menons et suivons et sur les moyens par lesquels nous pouvons proposer des mouvements refusables : guider et suivre avec douceur ; accepter qu’un mouvement – même clairement mené – ne soit pas suivi ; demander verbalement si un mouvement ou une position est souhaitée, etc.

 

Conclusion

En acceptant ces règles, nous allons au-delà d’un refus des comportements manifestement intolérables et nous engageons à prendre conscience de l’impact de notre comportement sur le bien-être de tous, ainsi qu’à accepter les imperfections, tant chez nous-mêmes que chez les autres.

 

Pourquoi une charte ?

 

Contrairement aux autres milieux de danse, les "codes de comportement" sont rarement rendus explicites dans le milieu folk. Cela fait que chaque nouveau danseur doit découvrir lui-même ces codes, et il y aura donc forcément des différentes versions qui se créent, sur base des expériences et interprétations très personnelles (mais souvent sans accès aux expériences des autres danseurs). 

Voilà pourquoi nous proposons cette charte, basée sur plus de 15 ans d'expérience et d'échanges enrichissants dans le milieu folk. Si une "règle" vous paraît inutile ou inacceptable, nous vous invitons à réfléchir non seulement aux arguments 'contre' mais également aux arguments 'pour'. Nous sommes tout à fait ouverts à des discussions et échanges respectueux, qui -nous l'espérons- pourront nourrir la réflexion de tous.  

Une charte pourrait sembler contraire à l’esprit folk qui évite de poser de règles. Nous espérons au contraire qu’elle permette à chacun de se sentir libre, respecté et à l’aise, soutenu par un cadre commun.

Nous souhaitons que cette charte accomplisse 4 buts :

  1. Pour que les personnes nouvelles sachent à quoi s’attendre. Le milieu de la danse n’est pas celui de tous les jours. Nous baissons nos barrières émotionnelles et physiques – mais ce n’est pas pour autant qu’on peut mettre mal à l’aise une personne sous prétexte de « t’inquiète pas c’est comme ça qu’on fait ».
  2. Pour que vous sachiez tous que si un comportement vous gêne, vous n’avez pas à le tolérer et vous pouvez dire non. Et que Frisse Folk vous soutiendra – le monde de la danse a l’ambition d’être meilleur que celui de tous les jours.
  3. Pour affirmer que l’organisation Frisse Folk est prête à intervenir, le cas échéant a) pour recevoir les plaintes et b) y donner suite.
  4. Pour éviter à ce que certaines conversations fatigantes se produisent à répétition : donner des conseils non-sollicités n’est jamais bienvenu – il n’y a pas besoin que chaque personne ait individuellement à expliquer qu’elle ne souhaite pas en recevoir et pourquoi.